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Tirage de tête : 40 ex. numérotés sur vélin d’Arches, enrichis d’une lithographie originale signée d’Albert Woda : 60,00 €.  Pierre Oster, collaborateur de Jean Paulhan pour l’édition (Gallimard, 1965) du grand ouvrage Honneur à Saint-John Perse, est aussi l’auteur de textes d’hommage à Alexis Leger et son épouse Dorothée, textes introuvables. En voici une nouvelle édition, enrichie de deux textes.

Tirage de tête : 40 ex. numérotés sur vélin d’Arches, enrichis d’une lithographie originale signée d’Albert Woda : 60,00 €. Pierre Oster, collaborateur de Jean Paulhan pour l’édition (Gallimard, 1965) du grand ouvrage Honneur à Saint-John Perse, est aussi l’auteur de textes d’hommage à Alexis Leger et son épouse Dorothée, textes introuvables. En voici une nouvelle édition, enrichie de deux textes.

Voici la première présentation d’une oeuvre secrète et folle. Pierre Oster, en effet, non content de remettre en chantier chaque page de ses Dieux, a choisi de montrer jusque dans l’action littéraire la quasi inexistence de ce qu’en vain l’on désigne sous le vocable trompeur de corpus. La poésie [...] à ses yeux ne possède aujourd’hui de valeur que propédeutique. Leçon que Valéry patronne ;mais l’auteur de La Jeune Parque n’a-t-il pas trop tôt renoncé à son grand projet d’oeuvre infinie ?

Voici la première présentation d’une oeuvre secrète et folle. Pierre Oster, en effet, non content de remettre en chantier chaque page de ses Dieux, a choisi de montrer jusque dans l’action littéraire la quasi inexistence de ce qu’en vain l’on désigne sous le vocable trompeur de corpus. La poésie [...] à ses yeux ne possède aujourd’hui de valeur que propédeutique. Leçon que Valéry patronne ;mais l’auteur de La Jeune Parque n’a-t-il pas trop tôt renoncé à son grand projet d’oeuvre infinie ?

Il n’est guère, de nos jours, de figure plus exigeante dans les lettres françaises que celle de Pierre Oster Soussouev. Son écriture se tient certes au plus haut ; rigueur et vigueur y dessinent, au biais de la nuance, non pas un chemin, mais une chance : apprendre à s’effacer, jusque dans l’infime, en faveur du Grand Tout qui nous habite, fût-ce à notre insu. La mobilité se révèle ici comme vertu, et grâce.

Il n’est guère, de nos jours, de figure plus exigeante dans les lettres françaises que celle de Pierre Oster Soussouev. Son écriture se tient certes au plus haut ; rigueur et vigueur y dessinent, au biais de la nuance, non pas un chemin, mais une chance : apprendre à s’effacer, jusque dans l’infime, en faveur du Grand Tout qui nous habite, fût-ce à notre insu. La mobilité se révèle ici comme vertu, et grâce.

« Tout sera donc construit dans le silence, par la force du silence, mais le pilier le plus so­lide de l’édifice, ce sera un mot. Aussi vivant, aussi dense que le silence et qui, né du silence, re­conduira au silence » écrit António Ramos Rosa, dans ce texte baroque, d’accès parfois initia­tique. « Ces notations ardentes forment à mes yeux son testament spirituel d’écrivain, de poète, de penseur. » en dit Roger Munier. Traduit du portugais par Magali Montagné de Carvalho.

« Tout sera donc construit dans le silence, par la force du silence, mais le pilier le plus so­lide de l’édifice, ce sera un mot. Aussi vivant, aussi dense que le silence et qui, né du silence, re­conduira au silence » écrit António Ramos Rosa, dans ce texte baroque, d’accès parfois initia­tique. « Ces notations ardentes forment à mes yeux son testament spirituel d’écrivain, de poète, de penseur. » en dit Roger Munier. Traduit du portugais par Magali Montagné de Carvalho.

L’on savait que les sages se gardent, en général, de décrire ou de raconter ce qu’ils ont connu, et que l’on appelle souvent l’Éveil ; ils s’en gardent par discrétion, par retenue, ou bien tout simplement parce que les mots ne peuvent, par nature, que pointer vers « cela », et non le dire. Eh bien, Dalila Lello Pereira da Costa, qui a vécu de tels moments, est parvenue à mettre l’indicible au fil comme au bout de ses mots, à la fois sobre, juste et subtil.

L’on savait que les sages se gardent, en général, de décrire ou de raconter ce qu’ils ont connu, et que l’on appelle souvent l’Éveil ; ils s’en gardent par discrétion, par retenue, ou bien tout simplement parce que les mots ne peuvent, par nature, que pointer vers « cela », et non le dire. Eh bien, Dalila Lello Pereira da Costa, qui a vécu de tels moments, est parvenue à mettre l’indicible au fil comme au bout de ses mots, à la fois sobre, juste et subtil.

De Claude Louis-Combet, dont l’oeuvre, aujourd’hui reconnue comme majeure, n’avait nul besoin de nous pour son audience, mais à laquelle nous tenions à associer notre effort éditorial, nous avons choisi de rééditer, augmenté d’une postface de l’auteur, ce profond – c’est bien le mot – et beau recueil de textes sur l’écriture ; recueil, mais textes qui n’en font, en vérité, qu’un seul, au demeurant sous-jacent à toute l’oeuvre.

De Claude Louis-Combet, dont l’oeuvre, aujourd’hui reconnue comme majeure, n’avait nul besoin de nous pour son audience, mais à laquelle nous tenions à associer notre effort éditorial, nous avons choisi de rééditer, augmenté d’une postface de l’auteur, ce profond – c’est bien le mot – et beau recueil de textes sur l’écriture ; recueil, mais textes qui n’en font, en vérité, qu’un seul, au demeurant sous-jacent à toute l’oeuvre.

« Loin d’un corpus connu, comme pour les délester de toute gravité ou de toute préten­tion au didactisme, une patiente Alchimie de la lenteur élabore ses petits paragraphes sou­plement conséquents, doués de la mobilité insoumise qui est celle des plus fins enchaîne­ments. » (Bernadette Engel-Roux, La mesure et le flux, lecture de Pierre Oster Soussouev)

« Loin d’un corpus connu, comme pour les délester de toute gravité ou de toute préten­tion au didactisme, une patiente Alchimie de la lenteur élabore ses petits paragraphes sou­plement conséquents, doués de la mobilité insoumise qui est celle des plus fins enchaîne­ments. » (Bernadette Engel-Roux, La mesure et le flux, lecture de Pierre Oster Soussouev)

Dernier poème de Saint-John Perse, « Sécheresse » fut écrit en 1974, et ne figure donc pas dans le volume d’oeuvres complètes publié en 1972 chez Gallimard. Cet ultime poème — où Dieu en tant que tel est nommé onze fois, quand il ne l’est que trois (et comme par dé­faut) dans tout le reste de l’oeuvre — dit d’un même mouvement, et avec discrétion majes­tueuse, le destin ultime où la terre, l’homme, le poème et Dieu se confondent à l’instant éternel.

Dernier poème de Saint-John Perse, « Sécheresse » fut écrit en 1974, et ne figure donc pas dans le volume d’oeuvres complètes publié en 1972 chez Gallimard. Cet ultime poème — où Dieu en tant que tel est nommé onze fois, quand il ne l’est que trois (et comme par dé­faut) dans tout le reste de l’oeuvre — dit d’un même mouvement, et avec discrétion majes­tueuse, le destin ultime où la terre, l’homme, le poème et Dieu se confondent à l’instant éternel.

Tirage de tête : 30 ex. numérotés sur vélin BFK Rives 160 g sous étui fourreau, 4 gravures in texte origi­nales signées Brigitte Le Caisne : 106 €  Le titre de ce petit livre aurait aussi pu être : Dieu, tout simplement. On a presque le sentiment que l’homme Munier est moins auteur de ce psaume que lieu où le psaume trouve son aise. Mais ces pages pouvaient être pressenties dans les précédents écrits de Roger Munier. Une approche, au plus près, de ce qui ne saurait se dire.

Tirage de tête : 30 ex. numérotés sur vélin BFK Rives 160 g sous étui fourreau, 4 gravures in texte origi­nales signées Brigitte Le Caisne : 106 € Le titre de ce petit livre aurait aussi pu être : Dieu, tout simplement. On a presque le sentiment que l’homme Munier est moins auteur de ce psaume que lieu où le psaume trouve son aise. Mais ces pages pouvaient être pressenties dans les précédents écrits de Roger Munier. Une approche, au plus près, de ce qui ne saurait se dire.

Désert et désir apparaissent à Salah Stétié dialectiquement liés, au coeur de toute démarche poétique, de toute mystique aussi bien, comme le manifestent leurs formulateurs (dit-il). Salah Stétié est de ceux qui, infiniment cultivés, ont dépassé la culture pour tenir un langage où l’essentiel se revivifie. De ceux, aussi, qui ont à coeur de faire se féconder mutuellement, dans l’attention et l’intuition partagées, les traditions occidentale et arabe.

Désert et désir apparaissent à Salah Stétié dialectiquement liés, au coeur de toute démarche poétique, de toute mystique aussi bien, comme le manifestent leurs formulateurs (dit-il). Salah Stétié est de ceux qui, infiniment cultivés, ont dépassé la culture pour tenir un langage où l’essentiel se revivifie. De ceux, aussi, qui ont à coeur de faire se féconder mutuellement, dans l’attention et l’intuition partagées, les traditions occidentale et arabe.

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